
Les conditions de vie des personnes déplacées installées sur le site CECA 20, à Iga-Barrière, dans le territoire de Djugu, en Ituri, suscitent de nouvelles inquiétudes. L’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’aide humanitaire figurent parmi les besoins les plus urgents exprimés par les familles vivant sur ce site.
Situé à environ 25 kilomètres au nord de Bunia, le site accueille des personnes déplacées confrontées à de nombreuses difficultés au quotidien. L’insuffisance de l’eau potable constitue l’une des principales préoccupations, à laquelle s’ajoute la dégradation des conditions d’assainissement, notamment l’état de certaines latrines déjà arrivées à saturation.
L’alerte a été lancée jeudi 10 septembre 2026 par Ndjangusi Juliette, vice-présidente du site CECA 20. Elle appelle les autorités compétentes ainsi que les organisations humanitaires à intervenir dans les meilleurs délais afin de répondre aux besoins prioritaires des personnes déplacées et de prévenir une aggravation de leurs conditions de vie.
Malgré ces contraintes, le site dispose d’un poste de santé qui apporte une assistance aux personnes les plus vulnérables. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes souffrant de malnutrition ainsi que les survivants de violences sexuelles y bénéficient notamment d’une prise en charge.
Cette structure sanitaire représente un soutien essentiel pour les familles déplacées, dont une partie demeure particulièrement exposée aux risques sanitaires et sociaux. Toutefois, selon les responsables du site, les besoins dépassent largement les capacités actuelles et appellent une réponse humanitaire davantage renforcée et mieux adaptée à la réalité du terrain.
Au regard de cette situation, les responsables de CECA 20 plaident pour une intervention urgente dans plusieurs secteurs, notamment l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, l’aide alimentaire et les services de protection. Ils demandent aux autorités et aux partenaires humanitaires d’accorder une attention particulière à ces familles dont les besoins essentiels restent insuffisamment couverts.
Pour les responsables du site, améliorer durablement les conditions de vie des déplacés passe d’abord par l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates, mais aussi par le renforcement de l’assistance alimentaire et des mécanismes de protection. Une réponse rapide à ces besoins prioritaires permettrait, selon eux, de redonner un minimum de dignité et de sécurité aux familles contraintes de vivre loin de leurs milieux d’origine.
Obady Madirisha