
Plus de 700 enfants en âge scolaire demeurent privés d’école dans plusieurs villages du groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe, plus de deux semaines après la rentrée scolaire 2026-2027. Cette situation, qui préoccupe les familles et les acteurs locaux, est notamment liée aux difficultés économiques des ménages et aux dégâts causés à plusieurs établissements scolaires par des catastrophes naturelles.
S’exprimant mardi 22 septembre 2026, Éric Makusudi, président de la société civile, sous-noyau de Kalonge, a expliqué que la précarité des familles constitue l’un des principaux obstacles à la scolarisation des enfants. À cette difficulté s’ajoute la destruction ou l’endommagement de plusieurs infrastructures scolaires, réduisant davantage les possibilités d’accueil des élèves dans cette partie du territoire de Kalehe.
Pour cet acteur de la société civile, la persistance de cette situation risque de compromettre davantage l’accès des enfants à l’éducation. Il appelle ainsi les autorités compétentes et les partenaires humanitaires à agir en faveur de la reconstruction des écoles détruites ou endommagées, tout en renforçant les mécanismes permettant de garantir la gratuité effective de l’enseignement primaire.
À plusieurs kilomètres de là, dans la ville et le territoire d’Uvira, une autre préoccupation humanitaire concerne des réfugiés congolais récemment revenus du Burundi. Après avoir séjourné dans les camps de Busuma et de Ruyigi, ces retournés font face à diverses difficultés qui compliquent leur réinstallation et leurs conditions de vie dans leurs zones de retour.
Face à cette situation, le Mouvement citoyen de lutte contre les antivaleurs demande au gouvernement congolais ainsi qu’aux organisations humanitaires de renforcer leur assistance en faveur des personnes retournées. Le mouvement cite notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) parmi les acteurs appelés à apporter un appui adapté aux besoins de ces populations.
Son coordonnateur, Alphonse Mufariji, annonce par ailleurs l’organisation d’une marche pacifique ce mercredi. Cette initiative vise, selon lui, à porter les revendications des retournés auprès des autorités compétentes et à attirer davantage l’attention sur leurs conditions de vie ainsi que sur les besoins liés à leur réinstallation.
De Kalonge à Uvira, ces deux situations mettent en lumière des besoins persistants en matière d’accès aux services essentiels et d’accompagnement des populations vulnérables dans le Sud-Kivu. Alors que les familles de Kalonge plaident pour la reprise de la scolarité de leurs enfants et que les retournés d’Uvira réclament davantage d’assistance, les acteurs locaux appellent les autorités et les partenaires à apporter des réponses adaptées et durables.
Daniel Ashuza