
Kyavinyonge, 26 février 2026 –
La marche pacifique prévue ce vendredi 27 février 2026 à Kyavinyonge pour dénoncer les arrestations jugées arbitraires de pêcheurs par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), en connivence présumée avec la COPEVI, a été officiellement suspendue.
Cette décision est intervenue à l’issue d’une réunion élargie convoquée par le Comité local de sécurité, après la correspondance adressée au chef du village annonçant la manifestation. Ont pris part aux échanges : les services de l’Environnement, de la Pêche et de l’Élevage, la DGNRK, l’ICCN, la COPEVI, la Force navale, la Police nationale congolaise, l’ANR, les comités des pêcheurs ainsi que la Société Civile Forces Vives de Kyavinyonge.
Une commission mixte dès ce 26 février
Au terme des discussions, il a été décidé de mettre en place, à compter de ce 26 février 2026, une commission mixte chargée d’examiner au cas par cas les dossiers de certaines pirogues arrêtées à Ishango.
Selon les informations avancées au cours de la réunion, plusieurs numéros d’identification de pêche auraient été radiés de manière irrégulière, créant une situation qualifiée de « parallélisme » dans la gestion administrative du secteur.
Les propriétaires des pirogues concernées sont invités à les présenter à Kyavinyonge, du vendredi au dimanche, au camp de la Force navale, afin de permettre l’analyse des dossiers en présence de tous les services impliqués.
Respect des textes légaux et appel au calme
D’après les résolutions adoptées, l’examen des cas et la délivrance éventuelle d’attestations se feront conformément aux lois en vigueur et aux textes administratifs régissant les droits des pêcheurs individuels sur le lac Édouard.
Le Comité local de sécurité souligne que le contexte sécuritaire actuel a largement motivé la mise en place de ce mécanisme d’apaisement.
De son côté, la Société Civile Forces Vives de Kyavinyonge, par la voix de son président Kakule Malekani Delphin, réaffirme son engagement pour le respect du droit, de la justice et de l’humanisme envers les pêcheurs.
Elle se réserve toutefois le droit constitutionnel d’organiser des actions pacifiques si les engagements pris ne sont pas respectés.
En attendant les conclusions de la commission, la population est appelée au calme et invitée à vaquer librement à ses occupations.
Un nouveau mot d’ordre pourrait être communiqué dès le début de la semaine prochaine en cas de non-application des résolutions issues de la réunion.
Elvine Malimbo