Butembo – Journée mondiale des animaux : Jovial Nzenda alerte sur l’urgence vitale de protéger la faune pour sauver l’humanité
by Beroya Fm
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À l’occasion de la Journée mondiale des animaux, célébrée le 4 octobre, un message fort a été porté depuis la ville de Butembo : la survie de l’humanité est intrinsèquement liée à celle de la faune et de la flore. C’est l’avertissement lancé par Jovial Nzenda, vétérinaire de formation, qui met en lumière l’interdépendance entre les espèces face au changement climatique.
S’inscrivant dans le thème mondial de l’année — « Sauver les animaux, sauver la planète » — la spécialiste souligne que la disparition d’une seule espèce peut entraîner l’effondrement de tout un écosystème.
Pour illustrer cette interdépendance, Jovial Nzenda cite le cas du baobab. Selon elle, les graines de cet arbre ne peuvent germer qu’après avoir été ingérées par l’éléphant, puis rejetées dans ses excréments. Sans ce processus naturel, ces graines restent inertes.
Elle en conclut que la disparition de l’éléphant entraînerait celle du baobab, montrant clairement combien chaque espèce occupe une place essentielle dans l’équilibre écologique.
Au-delà de la biodiversité, le réchauffement global expose aussi les animaux — et par extension l’homme — à de nouvelles menaces sanitaires. La vétérinaire établit un lien direct entre les perturbations climatiques et la prolifération de maladies.
La dirofilariose (ver du cœur) : une maladie canine véhiculée par des moustiques du genre Culex, qui se développent dans les zones chaudes. Avec la hausse des températures, ces insectes colonisent de nouveaux territoires, autrefois froids ou tempérés.
La babésiose : transmise par les tiques, autrefois limitées aux basses altitudes et aux zones chaudes. Aujourd’hui, ces parasites sont observés dans les hautes terres, bénéficiant d’un climat devenu plus favorable à leur survie.
Jovial Nzenda insiste sur un point crucial : la destruction d’une partie de l’écosystème met en péril l’ensemble. La disparition d’espèces végétales ou d’insectes prive certains animaux, comme les chauves-souris ou les musaraignes, de leur alimentation, les contraignant à modifier leur comportement ou à disparaître.
La vétérinaire souligne que l’humain ne peut pas résister à un bouleversement brutal du climat ou de son environnement. C’est pourquoi elle appelle la population à une prise de conscience collective : changer les mauvaises habitudes et réparer les dégâts déjà causés devient indispensable pour préserver notre survie.