
L’Église catholique et la société civile appellent à des manifestations nationales fin novembre pour dénoncer un projet de révision constitutionnelle perçu comme une dérive autoritaire.
L’Église catholique en Zambie s’est placée à la tête d’un mouvement de contestation contre le processus de révision constitutionnelle engagé par le gouvernement.
Des manifestations nationales sont prévues, organisées par l’Église et des organisations de la société civile, qui dénoncent une procédure précipitée et illégale.
Les critiques pointent un manque de consultations publiques et un calendrier jugé trop court, soupçonnant une manœuvre politique visant à renforcer le pouvoir en place.
Les dirigeants religieux avertissent que ces réformes pourraient affecter des questions nationales cruciales et profiter uniquement aux autorités, au détriment des citoyens.
L’Archidiocèse de Lusaka, via l’IHD Caritas, affirme qu’il n’existe aucune urgence à modifier la Constitution actuelle et accuse le gouvernement de vouloir instaurer de facto un État à parti unique.
L’Association des juristes exprime également son inquiétude face au mépris des avis juridiques éclairés et des précédents établis, dénonçant une capture de l’appareil d’État au service d’intérêts partisans.
Le gouvernement, de son côté, a lancé un avertissement contre les manifestations annoncées, accentuant les tensions politiques à l’approche des élections.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi