
Une vidéo virale montrant des violences infligées à une femme enceinte dans le service de gynécologie de l’Hôpital Général de Référence de Kinkole a provoqué une vague d’indignation. L’organisation Congo Notre Avenir (CNA) a réagi avec fermeté, dénonçant ce qu’elle qualifie de « violation flagrante du serment d’Hippocrate » et d’« atteinte grave aux droits fondamentaux de la personne humaine ».
Pour CNA, la salle d’accouchement, censée être « un sanctuaire de vie et de bien-être », ne doit jamais devenir le théâtre de violences et de trahison de la confiance publique. Dans sa declaration publiée ce vendredi 27 mars 2026 dont uke copie a été réservée à Mongongo News, cette organisation rappelle que la dignité de la femme congolaise et le respect de la vie humaine « ne sont pas négociables ».
Face à la gravité des faits, CNA formule plusieurs exigences :
– Que les autorités judiciaires poursuivent l’auteur principal et ses complices devant les tribunaux, « au-delà des sanctions ordinales ».
– Que la victime bénéficie immédiatement d’un accompagnement psychologique et juridique.
– Qu’un audit national des pratiques médicales soit lancé afin « d’extirper les brebis galeuses qui ternissent l’image de la médecine congolaise ».
– Que soit accélérée la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes, permettant aux patients de dénoncer les abus sans crainte de représailles.
CNA prend acte du communiqué du Ministère de la Santé et de l’ouverture d’un dossier disciplinaire par le Conseil National de l’Ordre des Médecins contre le Dr Balanganayi. Mais l’organisation insiste : « La réponse des autorités ne doit pas se limiter à des sanctions administratives. »
Au même moment ,CNA exprime sa solidarité totale avec la victime et sa famille, et promet de rester mobilisée pour suivre l’évolution du dossier. « Nous restons vigilants et mobilisés », affirme l’organisation, déterminée à obtenir justice et à défendre l’intégrité des patientes dans les structures sanitaires du pays.
Etienne Mosengo