
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’ONU alerte : plus de 9 millions de personnes n’ont toujours pas accès aux traitements vitaux. António Guterres exhorte la communauté internationale à intensifier la prévention et garantir l’égalité d’accès aux soins. Le thème retenu cette année, « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », souligne l’urgence d’une réponse résiliente et inclusive.
Aujourd’hui, 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH. Malgré les avancées médicales, plus de 9 millions restent privées de traitement, exposées à des risques accrus de mortalité et de transmission.
Ce lundi, lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lancé un message fort : investir davantage dans la prévention et élargir l’accès universel aux soins. « Nous avons le pouvoir de transformer des vies, et de mettre fin à l’épidémie de sida une fois pour toutes », a-t-il déclaré.
Au niveau international, l’ONUSIDA a retenu le thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », mettant en avant la nécessité de renforcer la résilience des systèmes de santé face aux crises multiples.
En RDC, ce thème est repris pour rappeler l’importance de maintenir la continuité des services de prévention et de traitement malgré les défis sécuritaires et économiques qui fragilisent le pays.
À Goma, les acteurs communautaires insistent sur la mobilisation citoyenne, la lutte contre la stigmatisation et l’accès équitable aux soins pour les populations vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.
L’ONU fixe une échéance claire : éradiquer le sida comme menace pour la santé publique d’ici 2030. Pour y parvenir, les États sont appelés à renforcer les financements, réduire les inégalités et soutenir les communautés les plus vulnérables.
Au-delà des chiffres, la lutte contre le VIH/sida demeure un combat pour la dignité, la justice sociale et l’équité sanitaire. Garantir l’accès aux traitements, c’est offrir une chance de vie et d’avenir à des millions de personnes.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi