
Dans un contexte marqué par une légère appréciation du franc congolais face aux principales devises étrangères, une équipe d’émissaires dépêchée par le ministère de l’Économie séjourne depuis ce vendredi à Mutwanga, chef-lieu du secteur Ruwenzori, en territoire de Beni. L’objectif : vérifier l’application réelle des taux de change sur le terrain et s’assurer de la stabilité des prix des biens de première nécessité.
Selon les taux indicatifs publiés le 14 novembre 2025 par la Banque Centrale du Congo (BCC), 1 dollar américain s’échange à 2 193,0948 CDF, tandis que 1 euro vaut 2 540,0690 CDF et 1 yuan chinois 308,7374 CDF. Ces chiffres, annoncés officiellement à Kinshasa, servent de référence pour les transactions sur les marchés et dans les boutiques.
L’équipe déployée à Ruwenzori est dirigée par Kambale Muhasa Amos, inspecteur et chef de mission à l’Économie Kasindi. Elle travaille aux côtés des services locaux, dont la FEC, la société civile, les leaders communautaires et autres couches, afin de contrôler la conformité des taux appliqués par les cambistes, commerçants et opérateurs économiques du secteur.
« Notre mission est de veiller à ce que le vrai taux de change soit respecté partout : sur les marchés, dans les boutiques et au sein des activités économiques quotidiennes. Les ménages doivent bénéficier de la stabilité de la monnaie nationale », indique Muhasa Amos avant d’ajouter que:
» Quand on échange 10$ à 21000 FC ou 22000 FC il faut que vous trouvez l’article qui s’est négociait à 10$ être à vendus à 22000 FC où 21000 FC selon le taux du jour »

Selon lui, cette descente sur terrain découle d’une instruction formelle du ministère de l’Économie, sous la supervision du ministre Daniel Mukoko, appuyée par les autorités provinciales et territoriales, notamment le gouverneur et l’administrateur du territoire de Beni.
Face aux récurrentes fluctuations observées dans les centres commerciaux du territoire, cette mission vise également à éviter les spéculations abusives, qui impactent directement le panier de la ménagère et le coût de la vie dans le secteur Ruwenzori.
Les autorités locales et les acteurs économiques sont ainsi appelés à collaborer pleinement pour garantir une application fidèle des taux indicatifs publiés par la BCC et protéger le pouvoir d’achat de la population.
Par Nzangura Kwavingiston