
Le Sous-Pool secondaire de Kyondo appelle les finalistes de l’Examen d’État à renforcer leur maîtrise de l’anglais parlé. Une décision gouvernementale qui marque un tournant dans l’éducation congolaise, en réponse aux besoins d’intégration régionale et internationale.
L’Inspecteur Chef du pool secondaire en Sous-Division éducationnelle de Kyondo, Kaparayi Wasikyolo Dismas, a exhorté les finalistes de l’Examen d’État 2025-2026 à se concentrer davantage sur l’anglais parlé. Il l’a déclaré ce mardi 24 février, lors d’une interview accordée à une radio locale.
Selon lui, l’anglais parlé figure désormais parmi les épreuves hors session de l’EXETAT en République Démocratique du Congo, et ce, dans toutes les options confondues. Cette innovation traduit une volonté claire de rehausser le niveau linguistique des élèves congolais.
Le gouvernement congolais a pris cette décision après avoir constaté l’importance croissante de l’anglais dans les échanges régionaux. Les Congolais collaborent en effet étroitement avec des voisins anglophones, ce qui rend indispensable la maîtrise de cette langue.
Kaparayi Wasikyolo Dismas a souligné que cette mesure vise à renforcer l’apprentissage de l’anglais et à préparer les finalistes à des contextes académiques et professionnels plus ouverts. L’anglais devient ainsi un outil stratégique pour l’avenir des jeunes diplômés.
L’inspecteur a confirmé que les inspecteurs de l’enseignement secondaire ont déjà reçu une formation spécifique. Ils sont désormais chargés de former à leur tour les enseignants d’anglais, afin que les finalistes puissent affronter les jurés avec assurance.
Cette dynamique de formation en cascade illustre la volonté des autorités éducatives de garantir une mise en œuvre rapide et efficace de la réforme. Les enseignants sont appelés à jouer un rôle central dans cette transition linguistique.
Toutefois, Kaparayi Wasikyolo Dismas a précisé qu’aucun nouveau programme officiel n’a encore été élaboré. Les cours d’anglais continuent donc de s’appuyer sur les contenus existants, en attendant une harmonisation nationale.
Cette absence de programme actualisé pose néanmoins la question de l’adaptation des méthodes pédagogiques. Les enseignants devront redoubler d’efforts pour intégrer l’oralité dans leurs pratiques, afin de répondre aux exigences des examens.
Pour les finalistes, ce changement représente à la fois un défi et une opportunité. La maîtrise de l’anglais parlé pourrait ouvrir des portes vers des études supérieures et des carrières internationales, renforçant ainsi la compétitivité des jeunes Congolais sur la scène mondiale.
Bakwanamaha Joseph