
L’atterrissage, le 12 février 2026, d’un hélicoptère de la MONUSCO à l’aéroport international de Goma, fermé depuis plusieurs mois, relance les spéculations sur une probable réouverture. Mais pour Edgar Mateso, notable du Nord-Kivu, acteur politique et ancien vice-président de la société civile, cette initiative cache de graves risques pour la souveraineté et la sécurité de la RDC.
Quelques heures après cet atterrissage, les réactions commencent à se faire attendre. Edgar Mateso estime que cette arrivée pourrait annoncer une reprise imminente des activités aéroportuaires, mais il met en garde contre les dangers politiques et sécuritaires d’une telle décision.
Selon lui, envisager la réouverture avant le retrait de l’AFC/M23 et des troupes rwandaises constituerait une violation de la Résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Il souligne que rouvrir une infrastructure stratégique dans un contexte où les zones environnantes restent sous influence rebelle reviendrait à légitimer une occupation illégale et à normaliser l’agression.
Mateso Edgar dénonce également le “double jeu” de l’ONU. L’histoire a montré que certains couloirs humanitaires pouvaient servir de paravent à des agendas politiques opaques, sans garantir l’intégrité territoriale de la RDC.
Pour lui, la souveraineté nationale ne peut être sacrifiée au profit de solutions de façade. La priorité doit rester le retrait total des forces étrangères et rebelles avant toute reprise normale des activités.
Il appelle l’ONU à assumer pleinement ses responsabilités en exigeant ce retrait préalable, plutôt que de précipiter une réouverture qui fragiliserait davantage la sécurité.
Aux Congolais, Edgar Mateso adresse un message clair : rester vigilants et refuser que le fait accompli dicte l’avenir du pays.
Cet atterrissage, loin d’être anodin, relance donc un débat crucial : celui de la souveraineté et de la sécurité de la RDC face aux pressions internationales et aux menaces persistantes.
La rédaction