
La synergie syndicale alerte sur une crise imminente dans le secteur éducatif
La synergie des syndicats des enseignants en République Démocratique du Congo (RDC) dénonce la violation des engagements pris par le gouvernement concernant la rémunération des professionnels de la craie au cours de l’année scolaire 2025-2026.
Selon cette plateforme syndicale, les enseignants et infirmiers de plusieurs provinces, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Kwilu, le Kasaï Central et le Maniema, n’ont toujours pas perçu leurs salaires du mois de février.
Les syndicalistes redoutent une réaction d’indignation rigoureuse de la part des enseignants, une situation qui pourrait compromettre l’autorité de l’État. L’un d’eux s’est exprimé en ces termes : « Nous ne pouvons pas continuer à travailler dans le silence alors que nos droits les plus élémentaires sont bafoués. »
Dans le centre scolaire de Kasindi Lubiriha, les facilitateurs commencent à jeter l’opprobre sur la banque payeuse Trust Investment Development (TID). Cette institution avait pourtant gagné la confiance du gouvernement congolais l’année dernière, après le rejet de la banque TMB par les fonctionnaires concernés.
Aujourd’hui, la lenteur et les irrégularités constatées dans la paie des enseignants et infirmiers risquent de ternir cette confiance. Les critiques s’intensifient contre TID, accusée de ne pas assurer correctement sa mission de paiement.
Cette crise sociale, si elle n’est pas rapidement résolue, risque d’aggraver la fragilité du système éducatif congolais et de provoquer une paralysie des activités scolaires dans plusieurs provinces.
Les syndicats appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités afin de restaurer la confiance et garantir le respect des droits des enseignants et infirmiers, piliers essentiels de l’éducation nationale.
La rédaction