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RDC : le BCNUDH alerte sur une hausse de 26 % des violations des droits humains en mai 2026

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 481 violations des droits humains en République démocratique du Congo au cours du mois de mai 2026, soit une augmentation de 26 % par rapport au mois d’avril. Selon le communiqué publié par l’institution, ces violations ont touché au moins 1 188 victimes, illustrant une dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire dans plusieurs provinces du pays.

Le BCNUDH attribue principalement cette hausse à l’intensification des attaques contre les populations civiles perpétrées par les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires de Beni, au Nord-Kivu, et de Mambasa, en Ituri. Le rapport fait également état d’exactions commises par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la province du Bas-Uélé, où les civils continuent de payer un lourd tribut aux violences armées.

Le rapport met aussi en évidence la persistance des violences sexuelles liées au conflit. Au total, 40 cas ont été recensés, faisant 59 victimes, dont 33 femmes et 25 filles. Le Nord-Kivu demeure la province la plus touchée par ce phénomène, qui continue de représenter l’une des conséquences les plus préoccupantes des conflits armés dans l’est du pays.

Selon le BCNUDH, les acteurs étatiques seraient responsables de 46 % des violations documentées durant la période sous revue. Le rapport attribue notamment 26 cas aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), tandis que le mouvement rebelle M23 est cité dans des violations ayant affecté 14 victimes.

L’institution onusienne exprime également ses préoccupations concernant les atteintes aux libertés fondamentales. Elle indique avoir enregistré six violations de l’espace civique ainsi que sept cas de menaces visant des journalistes et des défenseurs des droits humains dans les provinces de la Tshopo, du Bas-Uélé, du Haut-Katanga, de la Mongala, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Face à cette détérioration de la situation, le BCNUDH appelle les autorités congolaises à renforcer les mécanismes de protection des civils, à garantir la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits humains, ainsi qu’à poursuivre en justice les auteurs présumés de ces violations. L’institution estime qu’une lutte efficace contre l’impunité demeure essentielle pour améliorer durablement la situation des droits humains en République démocratique du Congo.

La Reine Aminata Kitambala

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