
Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé lundi 31 août 2026 à Jérusalem, à l’invitation de son homologue israélien Isaac Herzog. Cette visite de travail vise à donner une nouvelle impulsion aux relations entre Kinshasa et Tel-Aviv, avec un agenda centré sur la coopération stratégique, économique et sécuritaire.
Selon la Présidence de la RDC, le chef de l’État doit s’entretenir successivement avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président Isaac Herzog. Les échanges annoncés porteront notamment sur la sécurité, la défense, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les hautes technologies, présentés comme des secteurs essentiels au développement et à la souveraineté de la RDC.
L’agriculture devrait occuper une place importante dans ces discussions. Pour Kinshasa, l’enjeu consiste à mieux valoriser l’immense potentiel agricole du pays, tout en améliorant la productivité, l’accès à l’eau et la sécurité alimentaire. L’expertise israélienne dans l’irrigation, la gestion de l’eau et les technologies agricoles pourrait ainsi ouvrir de nouvelles possibilités de coopération et de transfert de savoir-faire.
Les infrastructures, l’énergie et les nouvelles technologies figurent également parmi les priorités de cette visite. D’après l’Agence congolaise de presse (ACP), les deux parties devraient explorer de nouvelles opportunités de partenariat, notamment en matière d’investissements, de modernisation des infrastructures et de développement des compétences. La Présidence congolaise précise, par ailleurs, que Félix Tshisekedi doit faire le point sur les mémorandums d’entente signés le 27 juillet 2026 par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
La dimension sécuritaire demeure, elle aussi, au cœur du rapprochement. Les discussions sur la défense et le renforcement des capacités opérationnelles congolaises revêtent une importance particulière pour Kinshasa, alors que la RDC reste confrontée à une situation sécuritaire préoccupante dans l’Est. Lors de la visite d’Isaac Herzog à Kinshasa, le 11 novembre 2025, la crise sécuritaire dans cette partie du pays avait déjà figuré parmi les sujets abonnés
Cette nouvelle séquence diplomatique s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis plusieurs années. Il s’agit du deuxième déplacement officiel de Félix Tshisekedi en Israël après celui de 2021. Le rapprochement s’est davantage renforcé avec la visite du président Isaac Herzog en RDC, le 11 novembre 2025, première visite d’un président israélien en fonction à Kinshasa depuis plusieurs décennies.
Au-delà du symbole diplomatique, Kinshasa entend désormais traduire cette proximité politique en résultats tangibles dans les secteurs prioritaires. Investissements, agriculture, énergie, infrastructures, technologies et sécurité constituent autant de leviers susceptibles de donner une dimension plus concrète au partenariat entre les deux pays. Les entretiens de Jérusalem sont ainsi attendus comme une étape importante pour identifier de nouveaux projets et approfondir les engagements déjà pris entre Kinshasa et Tel-Aviv.
Elie Mariboyi