
Alors que l’usage des produits plastiques continue de s’étendre dans le monde et constitue une menace croissante pour l’environnement et la santé humaine, le mouvement culturel Rasta Ouran appelle les Africains à redonner toute leur valeur à leurs outils traditionnels.
Selon ce mouvement, ces outils ne sont pas de simples objets du quotidien, mais représentent une partie de l’identité africaine, de son histoire et du lien qui unit les peuples à leurs racines et à leurs ancêtres.
Chaque communauté africaine possède une histoire et une culture qui la caractérisent depuis des générations. Pourtant, les membres de Rasta Ouran constatent que de nombreux Africains délaissent progressivement leurs outils traditionnels au profit de produits étrangers ou modernes.
Pour le mouvement, cette situation doit pousser à s’interroger sur la valeur des biens et savoir-faire transmis par les générations précédentes. Utiliser ces outils avec fierté constitue, selon ses membres, une manière d’affirmer son identité et de préserver un patrimoine qui fait la singularité des peuples africains.
Pour Rasta Ouran, vivre pleinement sa culture africaine signifie également utiliser, préserver et défendre ses outils traditionnels. Les objets fabriqués à partir de matières naturelles témoignent, selon le mouvement, des connaissances et de la créativité des générations précédentes.
Lors d’un entretien exclusif avec beroyafm.net, Rasta Ouran a insistéainsi sur l’importance de distinguer les produits issus de matières naturelles de ceux fabriqués à partir de matériaux artificiels, notamment au regard de leurs effets potentiels sur l’environnement et la vie humaine.
Sur le plan environnemental, le mouvement considère le recours aux outils traditionnels comme l’une des pistes permettant de réduire la dépendance aux produits plastiques.
Des matériaux naturels tels que le bois et d’autres ressources disponibles localement peuvent servir à fabriquer différents objets susceptibles de remplacer certains produits plastiques à usage unique. Pour Rasta Ouran, la valorisation de ces pratiques permettrait ainsi de faire converger la préservation de la culture africaine et la protection de l’environnement.
Le mouvement établit également un lien entre culture et indépendance matérielle. Selon son message, une véritable indépendance suppose la capacité d’un individu ou d’une communauté à compter davantage sur ses propres ressources et savoir-faire. La préservation des traditions, la transmission des connaissances ancestrales et l’utilisation d’outils issus de l’environnement local sont ainsi présentées comme des moyens de renforcer l’autonomie des communautés et de réduire certaines formes de dépendance extérieure.
Dans son message devant la rédaction de beroyafm.net, le mouvement rend hommage au fondateur d’Ouran et à son équipe pour leurs efforts visant à révéler, transmettre et réveiller la conscience des racines africaines, qu’ils estiment progressivement fragilisées par certains modèles culturels et de divertissement venus de l’extérieur.
Ils appellent ainsi les nouvelles générations à poursuivre cette démarche à travers l’éducation, l’art et la pratique quotidienne de la culture.
À travers « l’Ambassade ancestrale bantu », présentée comme un centre culturel Rasta Ouran, le mouvement invite finalement les Africains à ne plus considérer leurs outils traditionnels comme des objets dépassés.
Pour ses membres, ces outils sont à la fois des symboles d’identité, des éléments du patrimoine et des instruments d’autonomie, mais peuvent également contribuer à la lutte contre la pollution plastique. Valoriser les outils traditionnels africains, selon Rasta Ouran, revient donc à préserver la culture, renforcer l’autonomie matérielle et protéger l’environnement.
La Rédaction