
Depuis le 14 février, le président burundais Évariste Ndayishimiye assure la présidence tournante de l’Union africaine. Son mandat s’annonce marqué par une diplomatie active et une attention particulière aux enjeux sécuritaires, notamment avec la République démocratique du Congo, voisine stratégique du Burundi.
Le Burundi vient d’accéder à une responsabilité majeure sur la scène continentale. Depuis le samedi 14 février, le président Évariste Ndayishimiye assure la présidence tournante de l’Union africaine, succédant à son homologue angolais João Lourenço.
Ce mandat, qui confère au chef de l’État burundais une visibilité accrue, est perçu comme une opportunité pour renforcer la diplomatie régionale et consolider les relations avec les pays voisins.
Dans un contexte marqué par des crises multiples en Afrique, Ndayishimiye entend mettre en avant la coopération et la solidarité entre États membres, en particulier dans la région des Grands Lacs.
La République démocratique du Congo, voisine directe du Burundi, occupe une place centrale dans cette stratégie. Les deux pays entretiennent des relations jugées positives, malgré les tensions sécuritaires qui persistent dans certaines zones frontalières.
Interrogé par la Deutsche Welle, le ministre burundais des Affaires étrangères, Edouard Bizimana, a insisté sur la volonté de son gouvernement de maintenir un dialogue constructif avec Kinshasa.
Selon lui, la réouverture de la frontière entre les deux pays reste conditionnée à des garanties sécuritaires solides, afin d’assurer la protection des populations et la fluidité des échanges.
Cette prudence traduit la conscience des autorités burundaises face aux défis sécuritaires régionaux, notamment liés aux groupes armés actifs dans l’est de la RDC.
En parallèle, Bujumbura souhaite que ce mandat continental serve à promouvoir une diplomatie de proximité, axée sur la prévention des conflits et la recherche de solutions concertées.
Pour le président Ndayishimiye, la présidence de l’Union africaine représente ainsi une occasion de positionner le Burundi comme acteur de paix et de coopération, tout en consolidant son image sur la scène internationale.
La rédaction
