
À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce 21 septembre 2026 sous le thème « Investir dans la paix – pour tous, partout et chaque jour », les Écologistes RDC mettent en lumière le rôle de la protection de l’environnement dans la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable en République démocratique du Congo.
Cette position est contenue dans le communiqué de presse n° 06/EcolosRDC/03/B.CN/PKK/2026, daté de Goma le 21 septembre 2026 et parvenu à notre rédaction. Le document est signé par l’honorable Prince Kihangi Kyamwami, coordonnateur national des Écologistes RDC et directeur de publication du magazine Forêts du Kivu.
Dans leur déclaration, les Écologistes RDC soulignent que la construction d’une paix durable ne repose pas uniquement sur les accords politiques ou les mécanismes institutionnels. Elle implique également des actions quotidiennes axées sur la solidarité, la justice, l’éducation, le dialogue ainsi que la préservation de l’environnement.
L’organisation attire particulièrement l’attention sur les rapports entre les communautés et leur environnement dans les zones confrontées aux conflits et à l’instabilité. Elle estime que les pressions exercées sur les ressources naturelles peuvent fragiliser davantage des populations déjà vulnérables et contribuer à l’apparition ou à l’aggravation des tensions sociales.
Selon les Écologistes RDC, l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles peut notamment entraîner leur raréfaction et susciter des tensions liées à leur accès, leur utilisation ou leur contrôle. À cette pression s’ajoutent les effets du changement climatique, notamment les fortes chaleurs, les feux de brousse, les inondations et les glissements de terrain, qui peuvent détruire les moyens de subsistance et contraindre certaines populations au déplacement.
La raréfaction des ressources disponibles constitue ainsi, aux yeux de l’organisation, un facteur susceptible d’exacerber les tensions au sein des communautés. Les Écologistes RDC estiment que cette situation peut favoriser des comportements fondés sur l’égoïsme et la violence, compromettant les efforts de cohésion sociale et de consolidation de la paix. Ils appellent, dans ce contexte, à renforcer la gouvernance responsable des ressources naturelles comme moyen de prévention des conflits.
Le communiqué met également en évidence les conséquences humaines et sociales des catastrophes environnementales. La destruction des infrastructures, les pertes matérielles, la disparition des moyens de subsistance et les déplacements de populations peuvent accentuer la précarité des communautés touchées. Les enfants et les jeunes figurent parmi les catégories particulièrement exposées à ces vulnérabilités, que l’organisation associe à des risques de déstabilisation et de criminalité.
Pour faire face à ces défis, les Écologistes RDC préconisent une gouvernance plus responsable des ressources naturelles ainsi que l’adoption de comportements favorables à la protection de l’environnement. L’organisation considère que les initiatives visant à préserver les écosystèmes peuvent contribuer à réduire certaines vulnérabilités et à favoriser des conditions propices à une paix durable.
À travers cette prise de position, rendue publique à l’occasion de la Journée internationale de la paix, les Écologistes RDC appellent à élargir la réflexion sur les liens entre paix, environnement et comportements humains. Pour l’organisation, la lutte contre les changements climatiques, la gestion responsable des ressources naturelles et la protection de l’environnement doivent occuper une place importante dans les stratégies de prévention des conflits et de consolidation de la paix en République démocratique du Congo.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi