
La cité frontalière de Kasindi-Lubiriha connaît une multiplication alarmante des maisons de tolérance, dites « QG ». Le délégué du gouverneur militaire, Kambale Sivavuyirwa Barthélémy, dénonce une menace pour la communauté.
L’autorité locale évoque la présence de mineurs, la consommation de chanvre et l’abus d’alcool dans ces milieux.
Il appelle les structures de protection civile à sensibiliser les tenanciers afin de protéger les enfants.
Le fonctionnaire délégué du gouverneur affecté à Kasindi sollicite également l’intervention des services de sécurité, notamment la PNC, l’ANR et les FARDC, pour mettre fin à cette prolifération :
« Nous signalons la présence de plusieurs maisons de tolérance dans notre juridiction, qui poussent comme des champignons et qui constituent d’ailleurs une menace grave pour notre sécurité », a-t-il ajouté.
Il recommande à ces services techniques de multiplier les séances de sensibilisation auprès des tenanciers de ces maisons, en vue de retirer d’abord les enfants mineurs et les fumeurs de chanvre. Il reconnaît qu’aucun service ne peut tolérer la vente de stupéfiants :
« Ce n’est pas à moi de parler puis de passer à l’action, car j’ai mes services techniques et spécialisés qui doivent appliquer la loi interdisant la vente du chanvre », a-t-il précisé.
Signalons que cette cité frontalière fait face, ces jours-ci, à plusieurs cas de banditisme urbain, notamment des incursions nocturnes dans les habitations de la paisible population.
Elie Mariboyi