
Après plus d’une année d’occupation, la société civile de Kipese, dans le territoire de Lubero, observe avec attention le retrait progressif des éléments de l’AFC/M23 de plusieurs positions stratégiques.
Selon des témoignages recueillis sur place, ce mouvement a débuté dans la nuit du lundi 23 mars, aux environs de 21 heures, avec l’abandon des positions de Vivatama, Ilambula, Kamisone et Irimwe. Le lendemain matin, les retraits se sont poursuivis à Musimba — où des installations ont été incendiées avant le départ — puis à Luseke Mahikwe, en direction de Kasima.
Parallèlement, les structures administratives mises en place par les forces d’occupation, notamment le chef de cité, les services de l’état civil, l’ANR et la police, ont cessé leurs activités et quitté l’agglomération. Les bâtiments administratifs ainsi que les habitations précédemment occupées sont désormais libérés, mais restent fermés. Certaines mesures annoncées pour le 24 mars, telles que l’opération de bouclage imposant le port de gilets aux conducteurs de moto-taxis, n’ont pas été exécutées.
Réagissant à cette évolution, la Société Civile Forces Vives de Kipese, à travers son président Mumbere Kasonia Jackson, a formulé plusieurs observations et recommandations :
Elle salue les avancées diplomatiques du gouvernement congolais, sous la conduite du président Félix-Antoine Tshisekedi ;
Elle encourage la poursuite des efforts en vue du rétablissement de la paix et de l’intégrité territoriale ;
Elle exprime ses inquiétudes quant à la sécurité résiduelle dans les zones où la présence de groupes armés demeure incertaine ;
Elle appelle au déploiement urgent des forces régulières ainsi que des services étatiques pour assurer la protection des populations ;
Elle invite les partenaires humanitaires à intervenir rapidement afin de répondre aux besoins des habitants affectés ;
Elle exhorte la population au calme et à la vigilance, tout en évitant la propagation de la désinformation.
La société civile réaffirme, par ailleurs, son engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable, et promet de continuer à informer l’opinion publique avec responsabilité.
Daniel Ashuza Chibanvunya, depuis Beni