
Invité sur les ondes de TV5 Monde, M. Prince Epenge, cadre de l’ADDCongo et de Lamuka, a dénoncé les contradictions de Corneille Nangaa. Entre critique du régime de Félix Tshisekedi et plaidoyer pour un fédéralisme perçu comme une revendication extérieure, ses propos relancent le débat sur la crédibilité d’une opposition souveraine.
Au départ, Corneille Nangaa s’est présenté comme un opposant frontal au président Félix Tshisekedi, qu’il qualifie de « dictateur ». Cette critique trouve un écho chez plusieurs acteurs politiques et sociaux qui dénoncent les dérives autoritaires du régime actuel.
Cette dénonciation initiale semblait inscrire Nangaa dans une dynamique de contestation interne, centrée sur la défense des libertés et la lutte contre l’autoritarisme.
Mais rapidement, son discours a glissé vers une revendication plus large : l’instauration d’un système fédéral. Une orientation qui, selon ses détracteurs, reprend les thèses défendues par le président rwandais Paul Kagame.
Ce virage idéologique suscite des interrogations sur la nature réelle de son projet politique et sur les influences extérieures qui pourraient l’animer.
Pour M. Prince Epenge, la lutte menée par Nangaa n’a pas de raison d’être. Si l’opposition à Félix Tshisekedi est légitime, elle devrait se mener sur le terrain politique national, sans céder aux agendas régionaux ni « vendre son âme » à des puissances étrangères.
La question centrale demeure : comment construire une alternative crédible et souveraine face au régime actuel, sans compromettre l’indépendance nationale ?
Les prises de position de Corneille Nangaa révèlent ainsi les tensions qui traversent l’opposition congolaise. Entre dénonciation légitime d’un pouvoir jugé autoritaire et soupçon d’agenda extérieur, le débat met en lumière l’urgence d’une stratégie cohérente et patriotique pour défendre la démocratie en République démocratique du Congo.
La rédaction