
Au lendemain des débordements meurtriers des rivières Butau, et Thaliha, les autorités locales ont pris des mesures d’urgence. L’objectif : protéger les populations et les infrastructures face aux caprices du Mont Ruwenzori.
Suite aux dégâts matériels importants touchant les habitations et les installations des éco-gardes de Mutsora, une délégation composée des services de l’Environnement, de l’Habitat, de l’Aménagement du territoire et du Développement rural s’est rendue sur le terrain.
Face aux pluies persistantes sur les hauteurs du Mont Ruwenzori, les premières mesures conservatoires ont été annoncées :
Interdiction d’extraction : Le ramassage de pierres et de sable est désormais proscrit, particulièrement dans la rivière Butau.
Protection des infrastructures : Toute exploitation de matériaux à proximité du pont Butau est suspendue pour éviter l’effondrement de cet ouvrage d’intérêt communautaire.
Activités commerciales : Les stations de lavage de véhicules et de motos situées sur le tronçon Mutwanga-Mwenda doivent cesser leurs activités.
Évacuation des zones à risque : Les propriétaires de kiosques (restaurants, boucheries, huileries) installés sur les berges surtout près du pont Butau ont 48 heures pour libérer les lieux.
Une fermeté affichée par les autorités
Le chef du service de l’Environnement, s’exprimant au nom de l’équipe dépêchée par le chef de secteur de Ruwenzori, a été très clair : des poursuites judiciaires seront engagées contre tout contrevenant à ces dispositions.
« Ces mesures visent à prévenir de nouveaux incidents durant cette période pluvieuse critique », a rappelé la délégation.
Un bilan humain déjà lourd
L’urgence de ces décisions est dictée par la tragédie. Depuis le début de cette saison, deux personnes ont déjà perdu la vie, emportées par les eaux. La dernière victime a été signalée pas plus tard que la veille du 23 février.
Par Nzangura Kwavingiston