
À la suite des arrestations jugées arbitraires, commises par des éléments du TD dépêchés au chef-lieu du secteur Ruwenzori, la société civile dénonce des dérives qu’elle qualifie de déplorables, dont seraient victimes plusieurs de ses composantes.
La dernière scène a été déplorée dans la soirée du vendredi 21 août, au rond-point de Mutwanga où plusieurs personnes auraient été arrêtées dans le cadre d’une opération de lutte contre les jeux de hasard.
Selon la société civile, cinq personnes qui n’auraient aucun lien avec ces jeux ont été interpellées. Cette situation a provoqué une psychose au sein de la population. Parmi les personnes arrêtées figureraient notamment des conducteurs de motos-taxis et des membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Dans la même soirée, des jeunes ont manifesté leur colère face à ces arrestations. Tôt dans la matinée de ce samedi 22 août, plusieurs activités ont été paralysées et une réunion d’urgence a été convoquée par la Société civile Forces vives et la Nouvelle Société civile congolaise.
Au cours de cette assise, les différentes composantes présentes ont convenu de suspendre les activités afin d’exiger la libération des personnes arrêtées. Elles ont également décidé d’adresser une lettre à l’autorité provinciale qui aurait ordonné la mission des éléments du TD à Mutwanga et Nzenga.
Cette série de journées de ville morte pourrait se poursuivre jusqu’au lundi 24 août, après une évaluation prévue ce dimanche, si aucune solution n’est trouvée.
À la rédaction de cette dépêche, l’artère principale Mutwanga-Nzenga reste fermée. Les activités du marché central sont également paralysées et certains vendeurs encore présents sont contraints de plier bagage.
Certaines sources indiquent que les personnes arrêtées auraient été transférées à Beni dans la nuit du vendredi au samedi.
Rédaction