
En ce jour de célébration mondiale des droits de l’enfant, la Province du Nord-Kivu ne connaît pas la joie mais la douleur. Alors que le monde entier rappelle l’importance de protéger l’enfance, une tragédie silencieuse frappe les villages de Manguredjipa, Biambwe, Mabambi, Mayiba, Mukondo, Oïcha, Mbau et bien d’autres.
Dans ces localités, les enfants vivent dans la peur permanente. Ils fuient les balles, dorment sous les arbres et grandissent sans abri ni sécurité.
Privés d’éducation, de soins de santé et de protection, ces enfants voient leurs droits fondamentaux bafoués. Leur droit à la vie, à la sécurité et au développement est systématiquement violé.
Les atrocités perpétrées par les ADF et d’autres groupes armés plongent ces communautés dans un cycle de violence. Les enfants, premières victimes, sont réduits au silence par la terreur et l’abandon.

Benjamin Mukalo, défenseur des droits de l’homme dans l’axe Butembo-Manguredjipa, s’élève avec tristesse et indignation. Son cri d’alarme interpelle les autorités nationales, les partenaires internationaux et les organismes humanitaires.
Il appelle à une action immédiate : protéger ces enfants, intensifier l’aide humanitaire et exercer une pression diplomatique pour mettre fin aux violences. Le silence face à cette situation est un crime moral.
« Un peuple qui abandonne son enfance abandonne son avenir », rappelle Mukalo. En ce jour symbolique, son appel résonne comme une urgence absolue : agir maintenant pour sauver l’avenir du Nord-Kivu.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi