
La communauté pygmée de la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri), annonce son soutien aux deux journées de « ville morte » prévues les lundi 3 et mardi 4 août 2026 à l’initiative de la synergie de la société civile locale. Cette mobilisation citoyenne vise à dénoncer la dégradation persistante de la situation sécuritaire ainsi que les multiples tracasseries routières dont sont victimes les populations de cette partie de la province.
Dans une interview accordée le dimanche 2 août 2026, Sakalombi Isaya Delu, membre de la communauté pygmée, a indiqué que son groupe adhère à cette initiative. Selon lui, cette action pacifique constitue un moyen d’interpeller les autorités sur les souffrances quotidiennes des habitants et sur l’urgence d’apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations.
Même position du côté de Shabani Yombo, notable de la communauté pygmée. Il affirme que l’insécurité persistante continue d’aggraver les conditions de vie des populations autochtones. À ses yeux, les journées de « ville morte » traduisent le ras-le-bol des habitants, qui réclament des mesures efficaces pour garantir leur sécurité et leur permettre de reprendre normalement leurs activités.
Les deux intervenants appellent, par ailleurs, les autorités compétentes ainsi que les services de défense et de sécurité à renforcer la protection des civils et à prendre des dispositions urgentes pour rétablir durablement la paix dans la chefferie de Babila Babombi.
Pour rappel, la synergie de la société civile de Babila Babombi a décrété ces deux journées de « ville morte » afin d’alerter les pouvoirs publics sur la dégradation continue de la situation sécuritaire et de dénoncer les tracasseries routières qui entravent la libre circulation des personnes et des biens dans cette partie du territoire de Mambasa.
Obady Madirisha