
Dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme et les efforts de reconquête du territoire national, les autorités burkinabè accordent une attention particulière au rôle des médias. Ce jeudi 13 août 2026, 44 journalistes issus de 44 médias ont été réunis à l’Académie de Police de Pabré dans le cadre d’une formation destinée à renforcer leurs capacités professionnelles et leur contribution à la communication en période de crise.
Cette initiative s’inscrit selon notre source dans une volonté des autorités de disposer d’une presse davantage engagée dans l’accompagnement des enjeux nationaux. La formation vise notamment à renforcer les connaissances des professionnels des médias afin de leur permettre de mieux exercer leur métier dans un environnement marqué par les défis sécuritaires, tout en tenant compte des impératifs liés à la cohésion sociale et à la défense de l’intérêt national.
Présents à cette occasion, les ministres Mahamadou Sana et Pengwendé Gilbert Ouédraogo ont insisté sur la responsabilité particulière qui incombe aux journalistes dans le contexte actuel. Selon eux, le journaliste ne peut être considéré comme un citoyen ordinaire lorsque le pays fait face à des menaces sécuritaires majeures. Sa capacité à informer, analyser et expliquer les événements lui confère une responsabilité importante dans la construction d’une opinion publique éclairée confirme notre source d’information. 
Les deux membres du gouvernement ont également mis en avant la nécessité de conjuguer patriotisme, professionnalisme et engagement dans l’exercice du métier de journaliste. Dans leur approche, l’information doit contribuer à rapprocher les citoyens, à renforcer la cohésion nationale et à soutenir les efforts visant à préserver la souveraineté du pays.
À travers cette formation, les autorités souhaitent ainsi encourager une pratique journalistique capable d’informer avec responsabilité tout en participant aux efforts collectifs face au terrorisme. Les participants sont notamment appelés à utiliser leur plume comme un outil d’information, de sensibilisation et de construction, dans le respect des exigences professionnelles qui encadrent le métier.
S’appuyant sur une formule attribuée à Babou Paulin, selon laquelle « défendre la révolution est l’œuvre de tous », les initiateurs de cette démarche estiment que les professionnels des médias ont également leur rôle à jouer dans cette dynamique nationale. La formation des 44 journalistes apparaît ainsi comme une étape destinée à renforcer leur implication dans la communication autour des enjeux de sécurité, de souveraineté et de cohésion sociale.
Au terme de cette rencontre, un message a été adressé aux 44 participants : porter haut les valeurs de patriotisme, de professionnalisme et d’engagement, tout en restant au service de l’information. Pour les organisateurs, une presse mieux préparée et consciente de ses responsabilités peut contribuer à éclairer les citoyens, à favoriser l’unité nationale et à accompagner les défis auxquels le Burkina Faso est confronté.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi