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Lubero : Massacre des civils par les ADF-MTN, la société civile dénonce l’inaction des autorités

Le territoire de Lubero, dans le Nord-Kivu, est plongé dans le désarroi après une série d’attaques sanglantes perpétrées par les rebelles ADF-MTN. En l’espace d’une semaine, au moins environ une centaine de civils ont été tués dans les villages du groupement Manzia, sur l’axe Butembo–Manguredjipa, ainsi que dans d’autres localités voisines sur la route Butembo–Vuyinga.  

Les assaillants ont égorgé des habitants, incendié des maisons et réduit des villages entiers en cendres. Les populations, prises au piège, vivent dans la peur permanente face à ces violences qui s’intensifient.

Face à la terreur, les activités sociales et économiques sont paralysées. La majorité des écoles ont fermé leurs portes, les hôpitaux ont été désertés, certains incendiés par les assaillants. Un déplacement massif des populations s’est observé, la plupart cherchant refuge dans la ville de Butembo.

Moïse Kahuyu, président de la société civile de Vuyinga, déplore une situation qui « dégénère » et accuse les autorités de légèreté dans la gestion de cette crise. Selon lui, la population est abandonnée à son sort alors que les massacres se poursuivent.

Aux côtés des représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et des responsables religieux, la société civile appelle les autorités à permettre l’inhumation des victimes, dont plusieurs corps jonchent encore le sol, et à renforcer la sécurisation des villages.

Ces forces vives exigent également le remplacement du commandement militaire des FARDC dans la zone et le retrait des groupes armés dits Wazalendo, souvent confondus par la population avec les massacreurs, faute d’identification claire.

Les ADF-MTN, actifs depuis plusieurs années dans les régions de Beni, Lubero et l’Ituri, continuent de semer la terreur. Leur présence demeure une menace constante pour les populations civiles, qui paient un lourd tribut à cette insécurité chronique.

Emmanuel Kasereka bin Vikingi

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