
Les mariages civils et déclarations de naissance enregistrés sous l’administration de l’AFC-M23 à Kipese, territoire de Lubero, sont désormais jugés sans valeur légale. Les autorités congolaises invitent les habitants concernés à se réinscrire officiellement auprès du bureau de l’état civil afin d’obtenir des documents reconnus par l’État.
Dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, la reprise en main de l’administration publique se traduit par une opération de régularisation des actes civils. Les mariages et déclarations de naissance établis sous l’autorité de l’AFC-M23 à Kipese sont considérés comme nuls par les autorités congolaises.
Le fonctionnaire délégué récemment affecté dans cette entité, Paluku Kangitsi Karudi, a rappelé que le ministère de la Justice avait déjà averti que les documents délivrés par l’administration rebelle ne produiraient aucun effet juridique. Cette mesure vise à rétablir la légalité et à protéger les droits des citoyens.
Les habitants concernés sont invités à se présenter au bureau de l’état civil pour obtenir des documents officiels. Cette démarche est indispensable pour accéder aux services publics et éviter des complications administratives, notamment en matière de reconnaissance familiale et d’identité légale.
La décision s’inscrit dans un contexte de rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans plusieurs zones anciennement occupées par des groupes armés. Elle marque une étape importante dans la reconstruction institutionnelle et la restauration de la confiance entre la population et les services publics.
Au-delà de l’aspect juridique, cette opération revêt une dimension sociale. Elle permet aux familles de sécuriser leur statut civil et de garantir l’accès aux droits fondamentaux. Les autorités locales insistent sur la nécessité de collaborer afin de consolider la stabilité retrouvée.
La régularisation des actes civils est également un signal fort envoyé aux habitants : l’État entend reprendre pleinement ses prérogatives et assurer la continuité institutionnelle. Elle constitue un pas vers la normalisation de la vie quotidienne dans une région longtemps marquée par l’instabilité.
En définitive, cette initiative illustre la volonté des autorités congolaises de tourner la page des administrations parallèles et de réaffirmer la primauté de la légalité. Les habitants de Kipese sont appelés à s’inscrire dans ce processus pour garantir leur avenir administratif et social.
Elvine Malimbo