
La synergie des mouvements de pression du territoire de Lubero a décrété une journée de deuil général ce mercredi 19 novembre 2025 . Toutes les activités sont suspendues afin de rendre hommage aux victimes des attaques des rebelles ADF.
Cette initiative traduit la volonté des habitants de commémorer les disparus et de rappeler l’ampleur des souffrances infligées par les violences persistantes. Le silence des rues devient un symbole de mémoire et de résistance.
Dans leur déclaration, les organisateurs appellent les autorités à prendre des mesures urgentes et efficaces. Ils exigent une réponse sécuritaire adaptée pour protéger les populations et leurs biens.
La société civile dénonce l’inaction face à une crise qui s’aggrave. Elle met en garde contre les conséquences d’un abandon prolongé des communautés exposées aux exactions des groupes armés.
La dégradation sécuritaire a déjà des effets concrets. Le couvent des religieuses de la congrégation des Petites Sœurs de la Présentation de Byambwe a annoncé la fermeture de ses portes, invoquant la menace directe des rebelles ADF.
Cette décision illustre la gravité de la situation et l’impact des violences sur la vie communautaire. Les institutions locales se voient contraintes de réduire leurs activités pour préserver la sécurité de leurs membres.
La journée de deuil apparaît ainsi comme un cri d’alarme. Elle interpelle les autorités nationales et internationales sur l’urgence d’agir pour mettre fin aux massacres et restaurer la paix dans Lubero.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi