
Le village de Biambwe, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), a été le théâtre d’un massacre insoutenable. Des civils, parmi lesquels des malades hospitalisés, ont été brûlés vifs et massacrés lors d’une attaque attribuée aux combattants ADF/MTM. Le centre de santé local a été incendié, les patients tués dans leur lit, plongeant toute la communauté dans le deuil et la consternation.
Cet acte barbare soulève une question cruciale : où sont les services de sécurité censés protéger les populations ? Alors que le sang des innocents continue de couler, l’absence de réaction efficace des forces armées et de sécurité met en lumière une défaillance inquiétante dans la protection des citoyens.
Au-delà des forces de sécurité, les regards se tournent vers Kinshasa. Que font les représentants nationaux pendant que le Nord-Kivu s’écroule sous les attaques répétées ? Le mutisme des autorités est dénoncé comme une forme de complicité passive face à l’extermination silencieuse du peuple.
Maître Angelus Musumba, défenseur des droits humains et membre du Parlement Debout de Furu, condamne avec force ce massacre. Il dénonce le silence complice de ceux qui ont le pouvoir d’agir mais choisissent l’inaction, rappelant que le peuple congolais n’est pas une chair à canon.
Dans ce climat de douleur, des condoléances sincères sont adressées à toute la population et plus particulièrement aux familles biologiques des victimes. La perte de vies humaines dans de telles conditions atroces est une blessure profonde qui appelle à la solidarité nationale.
Face à cette tragédie, la population est exhortée à rester unie, organisée et vigilante. La légitime défense est rappelée comme un droit constitutionnel, un moyen de survie face à l’abandon ressenti. L’heure n’est plus aux supplications pour vivre, mais à la prise de conscience collective.
Au-delà des considérations politiques et sécuritaires, ce massacre rappelle une vérité fondamentale : la vie humaine est sacrée. La répétition de ces atrocités exige une réponse urgente et concrète des autorités, afin que le Nord-Kivu ne demeure pas un théâtre de massacres impunis.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi