
À Kisangani, des services de renseignements ciblent injustement des déplacés venus du Nord-Kivu. Défenseurs des droits humains dénoncent une pratique dangereuse qui alimente la haine et menace la cohésion nationale. Ce cri d’alarme appelle les autorités à protéger plutôt qu’à persécuter.
La ville de Kisangani, capitale de la province de la Tshopo, est secouée par des pratiques inquiétantes des services de renseignements. Plusieurs témoignages font état d’arrestations arbitraires visant des compatriotes originaires de Goma, déplacés à cause de l’occupation du M23.
Ces services assimilent injustement ces déplacés à des collaborateurs des ennemis de la paix. Une telle stigmatisation, loin de renforcer la sécurité, installe un climat de suspicion et fragilise davantage des victimes déjà éprouvées par la guerre.
Claude Musavuli Mayanga, défenseur des droits humains, condamne avec vigueur ce manque de professionnalisme. Il alerte sur les dérives qui transforment Kisangani en pépinière de haine, au lieu d’être une terre d’accueil et de solidarité.
Les arrestations arbitraires constituent une violation flagrante des droits fondamentaux. Elles bafouent la dignité humaine et rappellent les pratiques répressives qui nourrissent la peur et la méfiance au sein des communautés.
Au-delà des individus arrêtés, c’est toute une communauté déplacée qui se sent menacée. La stigmatisation des originaires de Goma risque de créer une fracture sociale profonde et d’alimenter des tensions dangereuses.
Cette situation met en péril la cohésion nationale. En ciblant une population vulnérable, les services de renseignements sapent les efforts de paix et d’unité, indispensables pour reconstruire un pays marqué par des décennies de conflits.
Face à cette dérive, les défenseurs des droits humains lancent un cri d’alarme aux autorités compétentes. Ils exigent la fin immédiate de ces pratiques, la protection des déplacés et la restauration de la confiance entre communautés.
La rédaction