
La rareté des produits de première nécessité frappe le marché frontalier de Kasindi. Les cultivateurs, attirés par les cultures de rente comme le cacao et le café, délaissent les vivres essentiels. Le CRDH appelle à un sursaut collectif pour éviter une famine annoncée.
Depuis plusieurs semaines, le marché du poste frontalier de Kasindi connaît une pénurie inquiétante de produits alimentaires de base.
Maïs, manioc et haricots se raréfient, conséquence du choix des agriculteurs de privilégier le cacao et le café, cultures plus lucratives mais destinées à l’exportation.
Cette orientation fragilise directement la sécurité alimentaire des habitants du groupement Basongora, dont la survie quotidienne dépend de ces vivres.
Face à ce constat alarmant, maître Merveil Sikwaya, coordonnateur du CRDH/Ruwenzori, a lancé ce samedi 10 janvier 2026 un appel pressant aux cultivateurs.
Il exhorte les paysans à varier les semences et à redonner priorité aux cultures vivrières, indispensables pour lutter contre la faim.
Le CRDH plaide également pour la promotion de l’élevage, afin de renforcer la consommation locale des produits d’origine animale et diversifier les sources de nutrition.
Sans une réorientation agricole, le risque de famine demeure réel. Le message du CRDH résonne comme un avertissement et un appel à l’action immédiate pour sauver les foyers de Kasindi.
Obedi Salama