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Kasindi : les enseignants catholiques radicalisent leur grève et paralysent les écoles

La rentrée scolaire 2026-2027 prend une tournure préoccupante à Kasindi, dans la sous-division de Bulongo, où les enseignants des écoles conventionnées catholiques ont décidé de durcir leur mouvement de grève. Alors que les familles s’apprêtaient à accompagner leurs enfants vers les salles de classe, plusieurs établissements catholiques se retrouvent paralysés par ce mouvement social, déclenché sur fond de revendications professionnelles et sociales.

Réunis ce mercredi 2 septembre 2026 à l’École primaire Wasingya, les membres du Syndicat national des enseignants catholiques (SYNECATH) ont arrêté le principe d’une grève sèche et illimitée jusqu’à nouvel ordre. Par la voix de leur délégué principal, Kakule Vusangi David, les enseignants dénoncent notamment la situation qu’ils jugent discriminatoire de la sous-division de Bulongo dans la mise en œuvre de la Mutuelle de santé des enseignants (MSP), alors que celle-ci serait déjà opérationnelle dans d’autres entités du territoire.

« Nous avons été surpris quand on nous a dit que notre sous-division de Bulongo n’est pas concernée », déplore Kakule Vusangi David. Selon lui, le retard observé dans l’implantation de cette mutuelle avait pourtant été présenté comme temporaire. Les enseignants estiment désormais être laissés pour compte, alors qu’ils continuent de contribuer financièrement au dispositif sans bénéficier, selon leurs déclarations, des prestations attendues.

La question de la retraite constitue également un autre point majeur de la contestation. Le délégué du SYNECATH dénonce la situation de plusieurs enseignants retraités qui, malgré des années de cotisations, attendent toujours de bénéficier de leurs droits. « Nous avons des enseignants retraités il y a longtemps, mais aujourd’hui d’autres sont en train de mourir sans avoir bénéficié de leur retraite », affirme-t-il, rappelant que les enseignants concernés contribueraient également à hauteur de 10 000 francs congolais par mois.

À cette revendication s’ajoute celle relative au paiement des enseignants non payés (NP). Pour le SYNECATH, l’accumulation de ces préoccupations traduit une situation devenue difficilement supportable pour les professionnels de l’éducation concernés. Le syndicat conditionne ainsi la reprise normale des cours à une réponse concrète des autorités et des instances compétentes face à l’ensemble de ces revendications.

Face à cette paralysie, les enseignants grévistes invitent les parents à garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre, faisant craindre une perturbation prolongée du calendrier scolaire dans les établissements catholiques de la sous-division de Bulongo. Cette décision intervient dès les premiers jours de la rentrée et pourrait affecter la continuité des apprentissages si aucun compromis n’est trouvé rapidement entre les différentes parties.

Une nouvelle étape est attendue le jeudi 10 septembre 2026 à 10 heures, à l’EP Wasingya, où le SYNECATH tiendra une assemblée générale consacrée à l’évaluation de la situation. Cette rencontre devrait permettre aux enseignants d’examiner l’évolution de leurs revendications et de décider de la suite à donner au mouvement. Pour les élèves, les parents et les responsables scolaires, l’enjeu est désormais de voir émerger rapidement une issue permettant de préserver la continuité des enseignements dans les écoles concernées.

Aminata Kitambala

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