
L’agglomération de Mambasa-centre a tourné au ralenti ce mercredi 12 août 2026, à la suite d’un appel de la Société civile Forces vives à une journée sans activité. Cette mobilisation visait à dénoncer la persistance de l’insécurité dans le territoire, notamment les attaques attribuées aux rebelles des ADF.
Selon Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur territorial de la Société civile, le mot d’ordre a été largement respecté par la population. Plusieurs activités socio-économiques ont été paralysées, traduisant, selon lui, le ras-le-bol d’une population confrontée à une situation sécuritaire jugée de plus en plus préoccupante.
À travers cette action, la société civile entendait également rendre hommage aux victimes des récentes violences et interpeller directement les autorités congolaises sur l’urgence de renforcer les dispositifs sécuritaires dans la région. Elle sollicite notamment davantage de moyens logistiques et opérationnels pour la 13ᵉ brigade des FARDC, appelée à intensifier la lutte contre les ADF.
Pour les forces vives, l’insécurité persistante compromet non seulement la sécurité des habitants, mais également les activités économiques et sociales dans le territoire de Mambasa. La journée sans activité constitue ainsi, selon ses initiateurs, un moyen de pression destiné à pousser le gouvernement à prendre des mesures concrètes et urgentes.
Dans la foulée, la Société civile annonce une nouvelle étape dans sa contestation : un mouvement d’incivisme fiscal prévu pour une durée de six mois. Cette décision vise à accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir une amélioration substantielle de la situation sécuritaire.
Cependant, toutes les entités du territoire n’ont pas participé à cette journée de protestation. La chefferie des Babila-Babombi, notamment, n’a pas été concernée par le mot d’ordre, ses responsables ayant déjà organisé des actions similaires pour dénoncer l’insécurité.
La Société civile Forces vives maintient néanmoins la pression et appelle les autorités à considérer cette mobilisation comme un signal d’alarme. Elle estime que seule une réponse sécuritaire renforcée et durable pourra restaurer la confiance de la population et permettre la reprise normale des activités à Mambasa.
Elie Mariboyi