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Irumu : la CE39 et Boloma s’engagent vers un compromis pour résoudre le conflit foncier d’Aveba

Après plusieurs mois de tensions autour d’un litige foncier à Aveba, dans le groupement Baviba en territoire d’Irumu, des avancées significatives ont été enregistrées en faveur d’un règlement négocié. Réunis mardi 4 août 2026 à Gety, lors d’une rencontre des cadres de la CLC, les représentants de l’Église CE39, de la communauté locale de Boloma et de l’administration territoriale ont affiché leur volonté de privilégier le dialogue afin de mettre un terme à ce différend qui affecte la stabilité de la région.

Au cœur des discussions figurait la délimitation de la concession revendiquée par la CE39. Selon les parties, l’Église, qui disposait initialement d’une concession de 57 hectares, a déjà accepté d’en céder une partie, notamment un hectare à la Régie des voies aériennes (RVA) ainsi que sept hectares à la localité de Ngombi I. Le représentant légal de la CE39, le Professeur ordinaire Isaac Mbabazi Kahwa, a affirmé que cette démarche traduit la volonté de son institution de promouvoir la paix et de préserver la cohésion sociale. Il s’est déclaré disposé à poursuivre les discussions avec l’État congolais, tout en demandant qu’un mesurage officiel soit réalisé avant toute nouvelle rétrocession réclamée par la communauté.

Les échanges ont également mis en évidence l’absence d’un bornage officiel de la concession, une situation qui alimente les incompréhensions entre les différentes parties. Les représentants de la communauté de Boloma ont exprimé leurs inquiétudes concernant le stade Tataluzoa, qu’ils estiment menacé par le conflit, tout en rappelant que l’aérodrome d’Aveba relève du domaine public de l’État et qu’aucune construction ne devrait y être autorisée. Ils ont ainsi sollicité l’implication directe de l’administrateur du territoire afin de procéder à une délimitation claire de la concession de la CE39.

Face à ces préoccupations, l’administrateur du territoire d’Irumu a annoncé plusieurs mesures destinées à accélérer le règlement du dossier. Il a indiqué qu’un mémorandum sera élaboré dans un délai de deux jours afin de définir les principes d’un partage consensuel des espaces concernés. Une mission conjointe de terrain, associant les services techniques compétents, sera également organisée pour identifier avec précision les limites revenant respectivement à l’État, à la CE39 et à la communauté locale.

Les autorités territoriales ont insisté sur la nécessité de faire preuve de souplesse et de responsabilité afin de préserver la coexistence pacifique entre les différentes parties. Elles estiment qu’une solution concertée permettra de prévenir de nouvelles tensions foncières et de consolider la stabilité dans cette partie du territoire d’Irumu.

Prenant également la parole, Patrick Kipalamoto, conservateur des titres immobiliers en territoire d’Irumu, a appelé l’ensemble des acteurs au calme et à la retenue. Il a averti qu’une prolongation du conflit risquerait de perturber davantage les services publics, notamment les écoles et les structures sanitaires déjà affectées, dans un contexte marqué par une vigilance accrue face à la menace d’Ebola. Cette initiative de médiation bénéficie de l’appui de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde (ACP), engagée dans la promotion du dialogue et de la résolution pacifique des conflits.

La Reine Aminata Kitambala

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