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Goma, quand la santé sexuelle reste un tabou qui freine l’information

Parler de santé sexuelle et reproductive ou des violences basées sur le genre reste encore difficile dans plusieurs communautés. Ces sujets sont souvent perçus comme des tabous, influencés par la religion, les croyances et certains mythes.

Pour beaucoup, ce sont des questions qu’on n’aborde pas ouvertement. Résultat : les messages diffusés sont mal compris, parfois rejetés, et les journalistes font face à des réactions négatives lorsqu’ils tentent d’informer la population.

Sur le terrain, certains professionnels des médias et blogueurs expliquent qu’au lieu de susciter la compréhension, ces sujets créent des incompréhensions, comme s’il s’agissait de réalités étrangères aux valeurs locales. Pourtant, ce silence et ce manque d’information continuent d’exposer la communauté à des conséquences multiples liées au non-respect de la santé sexuelle et reproductive.

Ces échanges s’inscrivent dans la continuité d’une formation organisée du 16 au 17 décembre 2025 par Action pour les Droits Solidaires (ADS), au cours de laquelle ces journalistes et blogueurs ont été outillés sur les questions de droit à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) et des violences basées sur le genre (VBG), avant d’aller diffuser ces informations sur le terrain.

C’est justement pour faire face à ces réalités qu’ils se sont retrouvés le 03 avril 2026 à l’espace Kivu Lava à Goma, dans le cadre d’une rencontre trimestrielle d’évaluation, organiser toujours par ADS afin de partager les réactions du public et les difficultés rencontrées. Il a été souligné que la perception du public constitue un véritable frein à la circulation des messages.

À travers ce réseau, le Directeur de l’ADS, Yassin Tusingwire, a encouragé les journalistes à poursuivre leurs efforts, tout en rappelant l’importance de cette rencontre est de promouvoir un journalisme engagé, capable de contribuer à la protection des droits, à la prévention des violences, ainsi qu’à l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des jeunes.

Face à cette réalité, les journalistes et blogueurs ont réfléchi aux mécanismes pouvant leur permettre de mieux adapter leurs contenus, afin d’aider la communauté à comprendre le véritable contexte de ces sujets, et faire tomber peu à peu les tabous qui freinent encore l’accès à une information essentielle pour la vie.

Espérance BYAMUNGU 

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