
À Goma, la protection des arbres est présentée comme une urgence collective face aux enjeux liés à l’eau, à l’air, à la santé et à l’avenir des générations futures.
La protection des arbres et des espaces forestiers s’impose comme un enjeu majeur pour l’équilibre environnemental et la qualité de vie à Goma. Cette question a été au centre de l’émission « Écho de la Terre », diffusée vendredi 14 août 2026 sur les ondes de Beroya FM Goma 105.0 MHz, en partenariat avec naturelcd.net. Présentée par Emmanuel Kasereka Binvikingi, journaliste correspondant de naturelcd.net à Goma, l’émission a réuni Maître Espoir Kyalemaninwa et le révérend pasteur Matayo Baribusa Musaada, représentants de l’équipe de l’IRI-RDC.
Au cours de cette émission, les deux intervenants ont insisté sur l’importance de l’arbre dans la vie humaine et sur la nécessité d’en faire une priorité dans les actions communautaires. Pour Maître Espoir Kyalemaninwa, l’arbre constitue un « ami fidèle » de l’être humain, compte tenu de ses multiples fonctions. Il contribue notamment à la production d’oxygène, à l’alimentation et à la médecine, tandis que son bois intervient dans la construction des habitations et dans la fabrication des cercueils.
Cette dépendance de l’homme à l’égard de l’arbre, a-t-il expliqué, devrait renforcer la prise de conscience collective en faveur de sa protection. L’intervenant a ainsi appelé les communautés à considérer les arbres non comme de simples éléments du paysage, mais comme une ressource indispensable à la vie et au bien-être des populations.
Le révérend pasteur Matayo Baribusa Musaada a, pour sa part, abordé la question sous un angle spirituel. Il a rappelé que l’être humain, au-delà de sa dimension spirituelle, est également un être corporel qui vit sur la terre et dépend de son environnement. Il a, de ce fait, invité les serviteurs de Dieu à sensibiliser les fidèles et les enfants sur la valeur de l’arbre et la nécessité de préserver la création. Pour lui, la protection de l’environnement constitue également une responsabilité des communautés religieuses.
L’eau au cœur de l’alerte
Les intervenants ont également établi un lien entre la préservation des arbres et la disponibilité de l’eau. La végétation joue un rôle important dans le cycle de l’eau et contribue à la régulation des conditions environnementales. À l’inverse, la disparition des arbres peut accentuer la sécheresse et compliquer davantage l’accès à cette ressource essentielle.
Dans certaines communautés, cette situation contraint notamment les femmes et les enfants à parcourir de longues distances à la recherche de l’eau. Une réalité qui augmente les charges familiales et expose davantage les populations à différents risques.
Planter, protéger et verdir Goma
Face à ces défis, la protection de l’environnement ne devrait pas relever uniquement des autorités ou des organisations spécialisées. Selon les intervenants, elle doit devenir une responsabilité partagée, à commencer par les familles, les quartiers, les communautés religieuses et l’ensemble de la population.
Chaque famille peut notamment contribuer à cette démarche en plantant et en protégeant des arbres dans les espaces disponibles, même lorsque les parcelles sont limitées. Cette mobilisation revêt une importance particulière à Goma, une ville où l’urbanisation réduit progressivement les espaces verts. Pour les invités de l’émission, le verdissement de la ville constitue également une piste pour améliorer la qualité de l’air et renforcer la présence naturelle de l’oxygène.
Cette vision rejoint le message de la campagne « Pas de forêts, pas d’avenir », qui encourage les communautés à agir dès aujourd’hui pour préserver les forêts au bénéfice des générations présentes et futures. L’appel vise à faire de la plantation et de la protection des arbres un geste quotidien et collectif.
Au terme de cette émission d’« Écho de la Terre », un message central se dégage : protéger l’arbre, c’est protéger la vie. De l’oxygène à l’eau, en passant par l’alimentation, la santé et l’équilibre environnemental, l’arbre demeure indispensable à l’existence humaine. Pour Goma, planter et préserver les arbres apparaît ainsi comme un investissement concret dans un environnement plus sain et un avenir durable.
La rédaction