
À quelques jours du lancement des épreuves préliminaires des examens nationaux, prévues le lundi 2 juin prochain, la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) du secteur Ruwenzori tire la sonnette d’alarme. L’organisation met en garde les candidats finalistes contre des tentatives d’escroquerie menées par certains encadreurs peu scrupuleux.
Selon la CRDH, ces encadreurs prétendent frauduleusement détenir les questionnaires ou « items » des examens, dans le but d’extorquer de l’argent aux élèves ou à leurs parents. Une pratique condamnée fermement par Maître Merveilleux Sikwaya, coordonnateur de la CRDH dans le secteur, qui appelle les élèves à la vigilance et les invite à dénoncer tout comportement suspect.
Mais les préoccupations ne s’arrêtent pas là. Maître Sikwaya dénonce également l’implication de surveillants non enseignants dans l’organisation des épreuves. Il accuse certains chefs de centre de désigner des jurés ou surveillants sur base de relations personnelles, au mépris des normes en vigueur. « Seuls les enseignants qualifiés, sélectionnés localement, doivent être impliqués dans ce processus », rappelle-t-il
Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le défenseur des droits humains insiste sur la nécessité de garantir l’accès aux examens pour tous les élèves, y compris ceux vivant dans des zones en conflit ou en situation de déplacement. Il appelle les autorités scolaires à assurer leur accueil et leur prise en charge sur place.
Par ailleurs, le gouvernement central a annoncé la gratuité totale des épreuves pour les élèves finalistes du Nord-Kivu. Une mesure saluée par la population locale, qui voit en elle un soulagement pour les familles déjà affectées par l’insécurité et les difficultés économiques.
Nzangura Kwavingiston