
Face aux doutes exprimés sur son rôle et ses acquisitions, l’UPLC réaffirme son engagement militaire aux côtés des FARDC contre les ADF et le M23. Son porte-parole, Muhindo Antoine, insiste sur le respect des droits humains et la relation civilo-militaire avec les populations locales. Cependant, malgré ces assurances, une partie de la population reste sceptique quant au rôle réel du mouvement à Manguredjipa.
Le mouvement pilote UPLC s’est distingué comme l’un des premiers à adhérer à l’idéologie du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le 14 mars 2019, il a signé un acte d’engagement après avoir déposé son cahier de charges auprès du gouvernement congolais. Depuis, il collabore étroitement avec les FARDC dans les opérations militaires contre les groupes armés.
Déployé à Biambwe par ordre des FARDC depuis plus de cinq ans, l’UPLC a participé en 2025 à la riposte contre une incursion des ADF dans cette localité. Selon son porte-parole militaire, Muhindo Antoine, la présence conjointe des FARDC et de l’UPLC a permis de limiter les exactions des assaillants.
L’engagement de l’UPLC contre les ADF remonte à 2016, avec des combats menés à Mwalika, Lisasa, Pabuka et leurs environs. Cette continuité témoigne d’une stratégie militaire durable visant à sécuriser les zones affectées par les violences.
Depuis 2020, l’UPLC est également actif dans la région d’Oicha et ses périphéries, où les ADF multiplient les attaques. Le mouvement affirme y maintenir une présence constante en première ligne, en coordination avec les forces régulières.
D’après la cellule de communication de ce mouvement, à Mangurejipa, l’UPLC fait partie de la synergie VDP Front Grand-Nord, un regroupement de forces locales engagées dans la lutte contre les ADF. Sa participation à cette coalition illustre sa volonté de mutualiser les efforts pour renforcer la sécurité dans les zones sensibles. Bien que le porte-parole chante la relation entre son mouvement et la population, celle-ci ne se montre pas confiante envers ses éléments, d’où un doute persistant existe toujours sur le rôle réel que jouerait l’UPLC depuis son installation sur l’axe Manguredjipa.
L’UPLC ne limite pas son action aux ADF. Il est également engagé dans les combats contre le M23, notamment à Lubero, où il revendique une position de première ligne. Cette double implication traduit une stratégie élargie face aux menaces armées dans le Nord-Kivu indique toujours son porte parole.
Malgré les assurances répétées de son porte-parole sur le respect des droits humains et la bonne relation civilo-militaire, la population exprime une attente claire : elle demande que l’UPLC prouve concrètement sa mission de sécurisation en garantissant une protection réelle et durable. Ce scepticisme traduit une exigence de résultats tangibles, au-delà des déclarations, afin de restaurer la confiance et répondre aux besoins urgents de sécurité des habitants. A suivre…
La rédaction