
Un séisme diplomatique secoue Washington : des dizaines d’ambassadeurs de carrière, nommés sous Biden, sont sommés de rentrer. Une décision inhabituelle qui fragilise la crédibilité américaine et inquiète le corps diplomatique.
L’administration Trump a lancé un vaste rappel de diplomates de carrière nommés sous le gouvernement de Joe Biden. Selon des sources concordantes, une trentaine de pays sont concernés, avec une forte incidence sur le continent africain.
Chefs de poste et ambassadeurs ont reçu des lettres de remerciement mettant fin à leur mission. Certains ont même été contactés par téléphone pour un départ anticipé, fixé autour du 15 ou 16 janvier.
Cette pratique est jugée inhabituelle par son ampleur. En temps normal, les diplomates de carrière sont relevés une fois leurs successeurs désignés, afin d’assurer la continuité des relations bilatérales.
Le mouvement s’inscrit dans le cadre d’un réalignement voulu par la doctrine présidentielle « America First », visant à harmoniser la représentation extérieure avec les priorités politiques de Donald Trump.
L’Association américaine du corps diplomatique (Afsa) confirme avoir reçu de nombreux témoignages de ses membres en poste dans le monde entier. Elle dénonce une procédure « sans motif » qui rompt avec les usages diplomatiques.
Dans un communiqué publié sur Facebook, l’Afsa estime que ce rappel massif « sape la crédibilité des États-Unis à l’étranger et envoie un signal inquiétant au corps diplomatique professionnel ».
Les observateurs redoutent que cette décision fragilise la continuité des relations américaines, notamment en Afrique, où la présence diplomatique joue un rôle stratégique dans les partenariats politiques, économiques et sécuritaires.
Emmanuel Kasereka bin Vikingi