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Butembo:L’abbé Ignace Matsungu appelle à l’intégrité et à l’engagement pour la paix

Le premier dimanche de Carême, la Cathédrale Mâter Eclesiae de Butembo a accueilli une célébration marquée par une forte dimension spirituelle et citoyenne. L’abbé Ignace Matsungu, chancelier du diocèse de Butembo-Beni, a présidé la messe en présence de nombreuses personnalités, dont le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sankara.  

Dans son homélie, le prêtre catholique a lancé un appel vibrant à l’intégrité et à la responsabilité morale, exhortant les agents de l’État à bannir la corruption et à servir avec droiture. Il a rappelé l’exemple du bienheureux Floribert Bwana Chui, figure emblématique de la fidélité aux valeurs chrétiennes et de la résistance face aux compromissions.

L’abbé Matsungu a inscrit son message dans la spiritualité de François d’Assise, invitant les fidèles à devenir des artisans de paix. Ses paroles résonnaient comme une prière active : « Là où il y a la guerre, apportons la paix ; là où il y a l’obscurité, portons la lumière ; là où il y a le mensonge, faisons triompher la vérité. »

Ce message prend une résonance particulière dans le contexte sécuritaire préoccupant du Nord-Kivu, où les populations vivent au quotidien les conséquences des violences armées. L’appel du chancelier du diocèse s’inscrit ainsi dans une dynamique de conversion personnelle et collective, en lien avec le temps de Carême, période propice à la réflexion et au renouveau spirituel.

La présence du président de l’Assemblée nationale à cette célébration a donné une dimension institutionnelle à l’événement. Elle a été perçue comme un signe d’écoute et de reconnaissance des préoccupations exprimées par l’Église, qui demeure une voix influente dans la société congolaise.

Au-delà du cadre liturgique, l’homélie de l’abbé Matsungu s’est transformée en un véritable plaidoyer pour une gouvernance éthique et responsable. Dans une région où la corruption et l’impunité fragilisent les institutions, son appel à la droiture et à la vérité apparaît comme une exigence urgente et incontournable.

L’actualité nationale et internationale rappelle combien la paix et la justice sont des biens fragiles, nécessitant un engagement constant. Les propos du chancelier rejoignent les appels répétés du pape François à lutter contre les injustices et à bâtir des sociétés fondées sur la fraternité et la solidarité.

Pour les fidèles présents, cette messe a été plus qu’une célébration liturgique : elle a constitué un moment de prise de conscience et d’engagement. Le Carême, a insisté l’abbé Matsungu, ne doit pas se limiter à un exercice spirituel individuel, mais devenir un chemin de transformation sociale et communautaire.

Ainsi, depuis dimanche, le message de Butembo continue de circuler dans les conversations et les médias locaux, rappelant que la paix ne se décrète pas, mais se construit par des actes concrets d’intégrité, de vérité et de fraternité. En ce début de Carême, l’Église invite chacun à devenir acteur de lumière dans une société en quête de justice et de réconciliation.

Héritier Ndunda Balyanangwe

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