
Plus de dix détenus se sont évadés dans la nuit du cachot du sous-commissariat de la Police nationale congolaise de Cantine, à Beni au Nord-Kivu. Ils ont pris la fuite en passant à travers le mur du bâtiment, une évasion qui relance les inquiétudes sur l’état des infrastructures de sécurité.
Selon des sources policières, les fuyards ont profité de la vétusté du cachot, installé dans une ancienne maison datant de l’époque coloniale belge, pour s’échapper.
La société civile locale tire la sonnette d’alarme depuis longtemps. Elle dénonce les conditions de détention et la dégradation du bâtiment.
_« Ce cachot représente un danger aussi bien pour les policiers que pour les personnes détenues. Nous avions alerté les autorités, mais rien n’a été fait »_, déplore Tchetche Aliamini, président des Forces vives de la société civile du village Baswagha-Lubena.
Il appelle le gouvernement provincial et le commandement PNC à prendre _« des mesures urgentes »_ pour réhabiliter les lieux de détention.
Le commandement de la PNC à Beni a annoncé l’ouverture d’une enquête et le déploiement de patrouilles pour retrouver les évadés. Le profil exact des fuyards — détenus préventifs ou condamnés — n’a pas encore été communiqué.
Cet énième cas d’évasion met en lumière l’urgence de moderniser les cachots dans la région, alors que Beni fait déjà face à une situation sécuritaire précaire.
La Reine Aminata Kitambala