
La colère monte d’un cran à Beni. Après l’assassinat de Patrick Katsuva, acteur de la société civile retrouvé mort par balle mardi soir à Mambango, les organisations de la société civile et les mouvements citoyens durcissent le ton face à la persistance de l’insécurité dans la ville.
Réunis en session extraordinaire ce mercredi 26 août 2026, les membres de la synergie des organisations de la société civile et des mouvements citoyens ont décrété deux journées ville-morte, à compter de ce jeudi 27 août. Cette action vise à dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire et à interpeller les autorités sur la nécessité de renforcer la protection des habitants.
Au-delà de cette mobilisation, la synergie exige également le départ du maire de Beni, qu’elle accuse d’incompétence dans la gestion de la situation sécuritaire. Un délai de dix jours lui est accordé pour quitter ses fonctions, faute de quoi de nouvelles actions pourraient être envisagées, selon les initiateurs de cette démarche.
Cette décision intervient au lendemain de manifestations spontanées enregistrées mercredi matin dans le quartier Mambango, après la découverte du corps sans vie de Patrick Katsuva. Sa mort a suscité une vive émotion au sein de la population et ravivé les inquiétudes liées aux incursions d’hommes armés dans plusieurs quartiers de la ville.
La synergie appelle ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes et concrètes pour sécuriser la population, prévenir de nouvelles attaques et mettre un terme aux incursions répétées d’hommes armés dans les quartiers de Beni.
À travers ces deux journées ville-morte, les organisations citoyennes entendent maintenir la pression sur les autorités et réclamer des réponses à une population qui, une nouvelle fois, se dit exaspérée par l’insécurité persistante.
Elie Mariboyi