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Beni : Des pesticides biologiques pour révolutionner la culture du chou et vaincre la malnutrition

À l’Université du Cepromad (UNIC-Beni), la soutenance publique des mémoires a mis en lumière des recherches prometteuses pour l’agriculture locale. Rémus Ndovya Nzalumbo, jeune chercheur en Sciences Agronomiques et Environnement, propose des solutions innovantes pour booster la culture du chou grâce aux pesticides biologiques. 

Samedi 29 novembre 2025, l’Université du Cepromad (UNIC), en ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, a organisé une soutenance publique des travaux de mémoire. Plusieurs étudiants ont présenté les résultats de leurs recherches devant le jury, les enseignants et le public.

Parmi les récipiendaires, Rémus Ndovya Nzalumbo s’est distingué en défendant son mémoire en Sciences Agronomiques et Environnement. Son étude portait sur « L’efficacité des pesticides à base de Tephrosia vogeli et Azarachta indica sur la productivité des choux dans les conditions agroécologiques de Beni ».

Le chercheur a rappelé que l’agriculture demeure la principale activité économique de la République démocratique du Congo, assurant la subsistance d’une large partie de la population. Dans ce contexte, les cultures maraîchères, notamment le chou, jouent un rôle crucial pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la malnutrition.

Son travail est parti d’une problématique claire : comment améliorer la productivité des choux dans un environnement urbain où les besoins alimentaires sont croissants et où les communautés vulnérables dépendent fortement de ces légumes riches en vitamines, protéines et fer.

Les résultats de sa recherche démontrent que l’utilisation de pesticides biologiques issus de plantes locales peut accroître significativement la productivité des choux. Cette approche valorise les ressources endogènes et réduit la dépendance aux produits chimiques importés.

Au terme de son étude, Rémus Ndovya recommande aux agriculteurs de privilégier les variétés Globe Master et Baraka F1, associées aux pesticides biologiques, afin de maximiser les rendements maraîchers dans la ville de Beni et ses environs.

Il invite également les chercheurs à poursuivre l’évaluation du comportement de différentes variétés de chou face aux pesticides, pour renforcer la production en milieu urbain et contribuer durablement à la sécurité alimentaire.

La rédaction

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