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AICED Asbl sonne l’alarme face aux dangers sanitaires cachés derrière l’utilisation quotidienne du plastique

Le danger ne flotte plus seulement à la surface des rivières ni ne s’accumule dans les décharges. Il s’invite désormais dans les assiettes, les verres et jusque dans l’organisme humain. Longtemps dénoncé pour ses ravages sur l’environnement, le plastique révèle aujourd’hui une autre réalité, plus silencieuse mais tout aussi préoccupante : celle d’un risque majeur pour la santé publique tout au long de son cycle de vie. À travers sa campagne digitale menée avec la Coalition Francophonie Zéro Plastique, AICED Asbl entend déplacer le débat et alerter sur l’urgence de repenser nos modes de consommation afin de protéger durablement la santé des populations.

Pour l’organisation, la pollution plastique ne commence pas lorsqu’un sachet est abandonné dans la nature. Elle prend naissance dès la production de cette matière et se poursuit pendant son utilisation, avant de s’étendre jusqu’à sa destruction. À chacune de ces étapes, des substances chimiques et des particules invisibles sont libérées dans l’environnement et peuvent finir par atteindre le corps humain. Ce constat amène AICED Asbl à considérer le plastique comme une véritable question de santé publique, au-delà de son impact écologique.

Les recherches scientifiques relayées par l’organisation montrent que certains composants chimiques présents dans les plastiques, notamment des perturbateurs endocriniens, peuvent migrer vers les aliments et les boissons, surtout lorsqu’ils sont soumis à la chaleur. Plus préoccupant encore, des microplastiques ont déjà été identifiés dans le sang, les poumons, le cœur, les reins et même le placenta humain. Autant d’éléments qui alimentent les inquiétudes de la communauté scientifique sur les conséquences potentielles à long terme pour la santé.

Cette réalité interpelle directement les habitudes quotidiennes des ménages. Bouteilles, récipients, gobelets, assiettes et autres ustensiles en plastique, utilisés parfois plusieurs fois par jour, peuvent devenir des sources permanentes d’exposition. Plusieurs travaux scientifiques évoquent des liens possibles entre cette exposition répétée et certaines formes de cancers, des troubles hormonaux, des problèmes de fertilité ou encore des perturbations du développement chez l’enfant. Pour AICED Asbl, réduire cette exposition constitue désormais un impératif de prévention sanitaire.

L’organisation rappelle également que les conséquences du plastique dépassent largement le cadre de la santé individuelle. Les déchets plastiques dégradent les terres agricoles, polluent les cours d’eau, fragilisent les écosystèmes et accentuent les émissions de gaz à effet de serre tout au long de leur cycle de vie. Cette double pression, sanitaire et environnementale, compromet durablement les conditions de vie des populations et la préservation des ressources naturelles dont dépend l’avenir des générations futures.

Face à cette situation, AICED Asbl plaide pour une transformation progressive des comportements. L’organisation encourage les citoyens à limiter l’usage des plastiques à usage unique, à privilégier des alternatives plus durables et à intégrer des gestes simples de prévention dans leur quotidien. Pour elle, chaque changement d’habitude, aussi modeste soit-il, représente une contribution concrète à la protection de la santé publique et à la sauvegarde de l’environnement.

Cette mobilisation se poursuit également sur le terrain médiatique. À travers son coordinateur Faustin Nyebone, AICED Asbl anime depuis plusieurs jours, avec le reporter de Naturelcd.net, une série d’émissions diffusées en kiswahili sur les antennes de Beroya FM Goma (105.0 MHz). Ces programmes sensibilisent les habitants de Goma et d’autres localités aux dangers sanitaires liés au plastique et encouragent l’adoption d’alternatives plus sûres. Pour l’organisation, la lutte contre le plastique ne consiste plus uniquement à préserver la nature : elle vise désormais à protéger la vie humaine elle-même.

Emmanuel Kasereka bin Vikingi

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