
Ce mardi 16 décembre 2025, l’organisation Action pour les Droits Solidaires (ADS) a organisé une formation à l’intention des journalistes de la ville de Goma. L’activité s’est tenue à Planet Hôtel, dans le cadre du projet Unified Voices for Access to Safe Abortion in the Great Lakes Region.
L’objectif principal de cette session était de renforcer les capacités des professionnels des médias sur les questions liées à la santé de la reproduction, tout en les impliquant dans les efforts de sensibilisation sur les violences basées sur le genre et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
La formation a réuni au moins 25 journalistes représentant 25 médias locaux, incluant des radios, télévisions, blogs et plateformes en ligne. Cette diversité a permis une couverture médiatique large et représentative du paysage informationnel de Goma.
Les échanges ont porté sur les liens entre les violences basées sur le genre et la santé sexuelle et reproductive, ainsi que sur les différentes formes de violences. Cette session, animée par Madame Jemima Kamala, chargée de programme au sein d’ADS, a été facilitée par Madame Carine Akasa, juriste de formation et intervenante au sein de la Division Provinciale de la Santé, via le Programme National de Santé de la Reproduction.
Au cours de cette première journée, un accent particulier a été mis sur le cadre juridique et légal. Madame Akasa a apporté des précisions techniques sur les thématiques abordées, en soulignant l’importance pour les journalistes de maîtriser les notions clés avant de les relayer au public.
Par ailleurs, dans son mot d’ouverture, le directeur d’ADS, Monsieur Yassin, a rappelé le rôle essentiel des médias dans la lutte contre les violences basées sur le genre et dans la promotion des droits liés à la santé sexuelle et reproductive.
Il a également été précisé que, contrairement à certaines perceptions, les violences basées sur le genre ne se limitent pas aux femmes ni aux seules questions liées à la santé sexuelle et reproductive. La formation a permis de rappeler que les hommes aussi peuvent être victimes de VBG, et qu’ils ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention et la promotion des droits en matière de santé reproductive.
Cette approche inclusive s’inscrit dans la logique de la composante numéro 5 de la santé de la reproduction, qui encourage l’implication active des hommes dans l’accès à l’information, la sensibilisation et la lutte contre les violences. Sur ce fait, l’approche préventive a été mise en avant comme un levier essentiel pour éviter les conséquences néfastes liées à la méconnaissance ou à l’ignorance des droits en matière de santé reproductive.
Enfin, cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer les voix locales pour un meilleur accès à l’information, à la prévention et aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
Espérance BYAMUNGU