
Beni va marquer un temps d’arrêt. La ville du Nord-Kivu s’apprête à commémorer la Journée Nationale du Génocide Congolais, dite « Génocost ». En date du 1 et 2 août.
Le 30 juillet, le Service Provincial du Protocole d’État a rendu public le programme. Deux jours d’activités sont prévus pour honorer la mémoire des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre l’humanité.
Le samedi 1er août, la journée va commencer à la Mairie. À 7h30, rassemblement. Une heure plus tard, un cortège prendra la direction du cimetière de Rwangoma.
Sur place, des travaux de nettoyage et de débroussaillage sont prévus à partir de 9h00. L’objectif affiché : entretenir un lieu qui abrite plusieurs victimes des conflits.
Le lendemain, dimanche 2 août, le ton sera plus spirituel. Un culte œcuménique est annoncé à 10h00 à l’Espace Congo Solution.
À midi, les autorités et la population se dirigeront vers le cimetière KIPRIANI, non loin de l’UCBC. Des gerbes de fleurs seront déposées en hommage aux disparus.
Une journée instituée pour la mémoire
Instituée en RDC, la Journée Nationale du Génocide Congolais vise à se souvenir des victimes des guerres qui ont endeuillé le pays depuis les années 1990.
À Beni, région marquée par des violences récurrentes, la commémoration prend une résonance particulière. Elle met aussi l’accent sur les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre.
Le communiqué du Gouvernorat n’a pas précisé quelles autorités provinciales ou nationales seront présentes. Mais l’appel est lancé à toute la population de Beni et de ses environs.
Entre devoir de mémoire et quête de paix, Beni s’apprête donc à vivre 48 heures de recueillement.
La Reine Aminata Kitambala